dimanche 10 octobre 2010

mardi 5 octobre 2010

Ma première échographie

a eu lieu en juin dernier.

Grosse fatigue, petite déprime, organisme capricieux. Puis retard de règles, et stress.
J'ai laissé passer un mois ; quand les règles ne sont pas arrivées le mois suivant, j'ai fini par faire un test de grossesse. Le basique, le moins cher des deux que me tendait la pharmacienne. Il était 8h30, sur le chemin du boulot. Elle a la trentaine et s'est voulue rassurante, un peu comme si toutes les femmes de 25 à 40 ans devaient être solidaires devant la grossesse. J'ai senti dans son regard l'interrogation : cette fille essaie-t-elle d'avoir un enfant ou le redoute-t-elle ? Une lueur dans les pupilles, elle a penché pour la première option.
En arrivant au bureau, je dis bonjour aux collègues, pose mes affaires, allume l'ordi... le rituel. Puis je file discrètement aux toilettes. Je n'ai parlé de ça à personne encore, ce qui doit augmenter mon stress.
Ça ne prend qu'une minute, une longue minute. Je relis la notice 2 fois, 3 fois. Une barre = pas enceinte.
Soulagée, je me contiens pour en parler à ma collègue, sur un ton détaché. Elle me trouve des explications tangibles qui n'effacent pas pour autant le doute : les tests ne sont pas fiables à 100%, et si je ne l'avais pas fait au bon moment ? c'est combien le délai pour avorter ?
Je prends rendez-vous chez ma gynéco, qui s'empresse de me poser des dizaines de questions auxquelles je ne peux pas décemment répondre en open space.
Pendant notre entretien je la trouve désagréable, elle habituée à ces cas bénins et à d'autres tellement plus corsés, moi anxieuse en attente de preuves concrètes.
Elle me prescrit des prises de sang "pour être sûre de ne pas passer à côté de quoi que ce soit" et une échographie.
RAS suite aux examens sanguins, évidemment. L'échographe trouvera ma présence dans son cabinet quelque peu ridicule, au vue de mes symptômes - ou plutôt de mon absence de symptômes. C'était vite plié pour moi et d'un ennui pour elle...
J'ai trouvé ça tellement étrange et incongru, cette sonde sur mon bas ventre luisant et la neige sur l'écran. J'ai redouté qu'à tout moment elle m'annonce "L'embryon est ici, vous le voyez ?". A la place de quoi elle a dit "Tenez, je vous laisse vous essuyer".

Mais non, il n'y a pas eu de bébé. 
Les règles sont revenues à la normale le mois suivant. Étonnamment, j'avais repris du poil de la bête et mon corps ne me faisait plus de misère.

Le mois dernier j'ai (quasiment) oublié la pilule 2 fois.
J'attends que mes règles veuillent bien se déclencher.

lundi 4 octobre 2010

C'est exactement ça

« Il faut haïr très peu, car c’est très fatigant. Il faut mépriser beaucoup, pardonner souvent, mais ne jamais oublier. » (Sarah Bernardht)

Strange things about me